L’affaire « Cheikha Trax » connaîtra un nouvel épisode judiciaire le 21 octobre. Le tribunal de première instance de Marrakech a décidé de reporter l’examen du dossier concernant l’artiste Fatima Zahra Laazizi, placée en détention provisoire après l’ouverture de poursuites liées à un enregistrement audio largement diffusé sur les réseaux sociaux.
Le parquet lui reproche notamment des faits qualifiés d’« incitation à la discrimination et à la haine entre les personnes par le biais de moyens électroniques », ainsi que des menaces et des violences. Ces accusations devront être examinées par le tribunal lors de la suite de la procédure.
Le dossier trouve son origine dans plusieurs plaintes déposées par des habitants et des acteurs associatifs du quartier Sidi Youssef Ben Ali, à Marrakech. Les plaignants mettent en cause le contenu d’un enregistrement audio attribué à l’artiste, dans lequel ils estiment avoir été visés par des propos insultants et offensants.
Ils ont demandé aux autorités judiciaires de vérifier l’authenticité de cet enregistrement, d’en analyser précisément le contenu et d’établir les circonstances dans lesquelles il a été enregistré puis diffusé. L’enquête doit également permettre de déterminer les responsabilités éventuelles des différentes personnes impliquées dans cette séquence.
L’attribution de l’enregistrement et la qualification pénale des propos qu’il contient font ainsi partie des éléments qui devront être appréciés par la justice au cours de la procédure.
À la suite de sa présentation devant le parquet, Fatima Zahra Laazizi a été placée en détention à la prison locale de Loudaya, à Marrakech. Elle y reste dans l’attente de la reprise de son procès, fixée au 21 octobre.
Sa belle-sœur a également été incarcérée dans le cadre d’une procédure distincte. Les deux femmes avaient été au centre, ces dernières semaines, d’une confrontation très commentée sur les réseaux sociaux, alimentée par des vidéos, des accusations réciproques et plusieurs plaintes.
La belle-sœur de l’artiste avait notamment formulé publiquement plusieurs accusations à l’encontre de « Cheikha Trax », évoquant des faits présumés d’agression, de séquestration, d’extorsion et de chantage. Ces affirmations relèvent elles aussi des procédures et investigations en cours et ne peuvent, à ce stade, être présentées comme établies.


